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Tranche de merlan

A la poursuite du gynéco parfait, cette perle rare !

21 Septembre 2016, 15:22pm

Publié par LeMerlanFrit

Je vous avais raconté il y a quelques temps (han ça fait un an déjà !) mon parcours en terme de contraception. Il transparaissait de ce témoignage à quel point trouver un gynécologue à l'écoute et qui se forme régulièrement était difficile... On pourrait même parler des praticiens, généralistes et tous spécialistes confondus, parce que c'est souvent le même combat ! (on en parle de cette généraliste qui ne savait même pas qu'il existait des prothèses comme j'ai dans mon coude ? jusque là les médecins étaient juste surpris que j'en ai une si jeune...) (on en reparlera un de ces jours de cette prothèse)

Mais aujourd'hui je vais juste vous parler du chemin qui m'a menée à la perle rare que j'ai choisie pour gynéco.

(DarkoStojanovic, Pixabay)

(DarkoStojanovic, Pixabay)

Comme bon nombre d'entre nous, j'ai surtout eu à faire à des praticiens très froids. C'était le cas de ma toute première gynécologue, celle de ma mère à l'époque. Froide dans sa façon de parler, froide dans ses gestes.

Pour l'écoute aussi, on repassera. Quand j'ai commencé à avoir mes règles j'ai voulu très vite utiliser des tampons, ça paraissait tellement plus confortable, mais je n'arrivais pas à les mettre. J'essayais toutes les positions possibles, j'avais l'impression d'être détendue, mais ça ne passait pas. J'ai alors demandé à ce qu'elle m'examine, les cours de sport avec une serviette collée aux fesses, je n'en pouvais plus ! Elle a refusé au prétexte qu'elle ne pratiquait de premier examen que vers 15-16 ans (j'en avais 13) : pourtant j'en faisais la demande, je n'allais pas être traumatisée ! Elle a conclu que c'était simplement dans ma tête, que j'étais sûrement trop crispée (comme elle a bon dos cette excuse dans la bouche des médecins !! c'est un chapitre qu'on leur enseigne le "c'est dans la tête" ?!).

J'ai continué à essayer et à gâcher d'innombrables tampons... Je commençais vraiment à me dire que j'avais sûrement un problème, à perdre confiance dans mon ressenti (je me sentais détendue mais je ne le serais pas ?)... Génial à cet âge-là !

Est enfin arrivé le moment où la gynéco acceptait de m'ausculter : "ah ben votre hymen est très épais, il va falloir opérer !". Toutes ces années, tout cet inconfort, toutes ces tentatives parfois douloureuses à essayer de forcer... pour ça. Pour m'entendre dire ce dont je me doutais presque finalement : j'étais juste bizarrement foutue, et ça arrive. Une copine de ma soeur avait justement eu la même chose mais pour elle ça avait été pire : ce n'était qu'après des essais infructueux avec son amoureux (aïe !) qu'on lui avait dit qu'il fallait l'opérer... Ma soeur elle, c'est comme si elle n'avait pas eu d'hymen : pas de douleur, pas de saignement, je devais en avoir hérité pour deux ! Que des médecins puissent s'entêter alors qu'ils sont bien placés pour savoir que chaque corps est très différent et qu'il y a de tout dans la nature, ça me dépasse... Quand j'y repense, ma gynéco aurait pu pousser un peu la conversation pour voir si j'étais suffisamment à l'aise avec le fait de me déshabiller et de la laisser m'ausculter lorsque j'avais 13 ans, et vu mon inconfort, on aurait clairement pu faire cet examen plus tôt ! Est-ce que je vous parle de l'obstrétricien qui m'a mis le coup de bistouri mais qui m'en a laissé suffisament pour que j'ai super mal ma première fois ? A se demander dans quel monde on vit, celui des médecins sadiques ? Il aurait pu l'ouvrir normalement, pas juste de la taille d'un tampon et laisser cette fichue épaisseur sur le reste !

On en a fini avec les détails intimes, je vous rassure. Dans le billet sur ma contraception, je vous ai déjà parlé de mes gynécos suivants (j'ai pas mal déménagé) : entre celle qui ne m'écoute pas quand je dis que j'ai envie d'essayer le DIU et celui qui ne me croit pas quand je lui dis que mon DIU a bougé et me fait atrocement mal... Que. Du. Bonheur.

(Icaroselli, Pixabay)

(Icaroselli, Pixabay)

Quand je suis arrivée dans ma nouvelle ville, avec l'intention de me lancer dans les essais bébé, j'étais on ne peut plus décidée à me trouver un gynéco doux, à l'écoute et au fait des actualités. Le souci c'est que pour trouver le bon praticien, il faut en général en voir plusieurs, et qu'aller juste les rencontrer pour discuter ça ne se fait pas trop, il faut y aller pour quelque chose. J'ai fouillé sur le net à la recherche d'infos : entre les espèces d'annuaires (y'en a des centaines ou bien ?) qui n'apportent aucune information et les forums où les gens ont donné leur avis il y a 10 ans, c'est pas gagné. Et puis de toute façon, "je l'adore, il/elle est super !", ça n'aide pas beaucoup : ce qui me convient à moi peut ne pas convenir à d'autres.

Je suis finalement tombée sur le site que s'était carrément créé un gynécologue. Il y expose sa philosophie du métier et notamment de la grossesse et de l'accouchement, et la partie "témoignages" est remplie de jolis mots de femmes qui se sont senties vraiment écoutées et ont bénéficié des méthodes qu'il décrit. Même si ça semble logique, j'ai aussi été rassurée de voir qu'il travaillait avec une clinique qui partage ses idées, c'est important !

Seule ombre au tableau : il est conventionné secteur 2, il pratique donc des dépassements d'honoraires, et la clinique est privée. Je n'ai toujours choisi que des médecins du secteur 1 pour être remboursée comme on est censé l'être dans ce pays. Mais pour ce coup-là, j'ai capitulé. Ma grossesse, mon accouchement, mon bébé, ça vaut bien cet investissement puisque c'est presque mission impossible de trouver un bon praticien autrement. J'ai les moyens de le faire, en piochant dans mes économies que je ne destinais pas à ça, ce sera forcément au détriment d'autres choses. Croyez-moi j'ai eu du mal à prendre cette décision, et je trouve vraiment dommage de ne pas être arrivée à trouver un praticien convenable accessible à toutes. Mais après tout tant pis, j'estime que le manque d'écoute sur de tels sujets m'a suffisamment fait souffrir par le passé et perdre du temps, même si ce n'est rien à côté de ce que d'autres ont vécu, je veux justement me donner l'occasion de bien vivre tout ce qui touchera à l'avenir à cette partie si particulière et si précieuse de mon anatomie.

Sur le site de ce médecin, on peut voir qu'il s'est aussi formé à la procréation médicalement assistée, à la médecine foetale, qu'il s'est perfectionné dans les grossesses à risques et les accouchements difficiles. Quand on se lance dans l'aventure, ça peut être rassurant. Il a même publié des écrits sur l'endométriose, cette maladie que tant de médecins ignorent (encore une fois "c'est dans la tête hein ?", c'est surtout pas dans la leur j'ai envie de dire !).

(DarkoStojanovic, Pixabay)

(DarkoStojanovic, Pixabay)

Ce qui m'a confortée dans mon idée, c'est de lire sur son site les mots suivants :

- savoir sortir des protocoles,

- ajuster un soin à la personne, à son parcours et son vécu, qu'il soit accepté par elle,

- permettre à la patiente un choix éclairé,

- grande importance donnée à la discussion pour construire une confiance réciproque,

- privilégier l'accouchement physiologique (c'est-à-dire naturel) et le peau-à-peau (prendre bébé contre soi dès sa naissance, césarienne ou pas, sauf détresse vitale bien sûr),

- continuer à se former,

- ne pas oublier les acquis de nos ancêtres, les méthodes naturelles et douces,

- complémentarité des approches alternatives : ostéopathie, homéopathie, naturopathie, sophrologie, hypnothérapie,

- ne pas négliger l’aspect psychologique et psychosomatique de certains maux et collaborer avec les psychologues (après tout si c'est dans nos têtes, pourquoi ne nous envoient-ils pas vers des psys tous ces médecins...).

Vous dites "amen" avec moi ou bien ?

Les témoignages quant à eux décrivent un homme gentil, humain, dévoué, qui explique clairement ; ils font l'éloge de sa justesse, de sa discrétion, de son écoute et sa sensibilité, jusqu'à pour certaines parler d'une libération après des années de souffrance... Oui on en est là !

Et pour l'avoir rencontré et lui avoir confié mon suivi et bientôt mon accouchement, je confirme et je ne regrette absolument pas mon choix ! Il prend le temps de discuter, prévient des gestes qu'il va accomplir et les effectue en douceur, demande si ça va, et il inspire vraiment la gentillesse quand on le voit... J'ai presque l'impression de ne pas parler d'un gynéco quand j'y pense, c'est fou !

 

Vous aussi vous avez eu un parcours chaotique avec les médecins et les gynécos en particulier ? Vous avez déjà connu des médecins qui vous fassent vous sentir aussi bien ? Vous seriez prête à faire un investissement pour cela également ?

Commenter cet article

Sarah 25/04/2017 20:57

Ah oui, c’est vrai que c’est plutôt difficile de trouver le gynécologue idéal. C’est pour cela que toutes les femmes de ma famille vont chez le même médecin ! C’est la tradition depuis des années !

Sarah 28/04/2017 21:08

C'est clair, LOL !

LeMerlanFrit (Fanny) 27/04/2017 09:38

Ah oui tu m'étonnes, quand on en a un bon, on ne le lâche plus !

Kuuki 22/09/2016 01:17

Mon histoire n'est pas une histoire de gynéco mais de généraliste et de contraception. Ca change pas vraiment.
Bref, j'ai débarqué chez mon généraliste, première fois que j'allais chez lui, je lui explique que je veux mettre mes vaccins à jour et lui demande la pillule dans la foulée. La seule question qu'il m'a posée c'est si je l'avais déjà prise; J'ai dit non, il ma' dit "bah vous prenez un comprimé par jour". Et c'est tout.
Déjà ça, du point de vue médical c'est limite.
Bref, je prend ma pilule et forcément j'ai droit à des effets secondaires. Une perte d'appétit tellement violente que je perd plus de 5kg en 2 mois, il faut savoir que je ne suis pas du genre à perdre du poids, ça m'est arrivé genre 2 fois dans ma vie. Bref, je retourne chez mon médecin, réaction "nan mais c'est pas la pilule, et puis vous faites un poids normale maintenant mademoiselle".
Jme suis barrée et je suis plus jamais revenue. (et accessoirement je ne prend plus la pillule non plus XD)
(de toute façon j'ai déménagé ^^)

LeMerlanFrit (Fanny) 22/09/2016 06:08

Y'a vraiment des cas !!!! Incroyable de prescrire la pilule comme ça. De mémoire il fallait faire un bilan sanguin avant déjà. Tu as vraiment bien fait d'aller voir ailleurs !

Louanne 21/09/2016 21:19

Moi j'ai eu de très mauvaises expériences avec les gynécos des cabinets, celle que j'ai rencontré pour mes 2 derniers mois de grossesse, était sur l'hopital. Elle avait l'air gentille, mais vu que c'est toujours l'interne qui faisait les examens, un peu difficile de se faire une idée...

LeMerlanFrit 21/09/2016 21:42

Les médecins du planning familial sont aussi souvent calés sur l'actualité et à l'écoute, et même s'ils sont souvent généralistes ils maîtrisent le sujet et peuvent très ben faire un suivi classique. Il y a aussi les sages-femmes qui font aussi les suivis gynécologiques de base, j'aurais aimé en trouver une ici en arrivant. Mais là aussi quand on débarque dans une ville c'est pas évident de trouver rapidement la bonne personne. Tu peux peut-être appeler l’hôpital pour savoir si elle exerce par ailleurs ?

Rozie 21/09/2016 18:04

C'est rigolo, l'article qui sort demain sur mon blog traite exactement du même sujet !
Du coup, je ne vais pas m'épancher dans mon commentaire, ça gâcherait tout !
J'ai fait un choix un peu différent du tien, mais j'étais à la recherche des mêmes qualités, et c'est une sacrée aventure pour trouver la bonne personne !
Très heureuse que tu aies confiance en ton praticien, c'est essentiel !

LeMerlanFrit (Fanny) 21/09/2016 18:09

Haha excellent ! Hâte de lire ton article alors, on pourra échanger :)